2010

Saison 2010-2011
Représentations hors les murs en Ile-de-France dans le cadre du projet Ailleurs programmation en cours
Un jeune couple passe, comme chaque année, l’été dans un petit village de bord de mer. Ils viennent d’avoir un enfant. Ils doivent apprendre à exister à trois. Cette période de "vacance(s)" laisse sourdre, derrière un bonheur apparent, leur désarroi.
La nouvelle pièce de Carole Thibaut met en lumière, avec drôlerie, tendresse et une pointe de cruauté, les désarrois que peuvent recéler certains bonheurs quasi obligés : l’été, les vacances, l’arrivée d’un enfant, ….
Notes sur l’écritureIl s’agit d’une histoire où il ne se passe rien en apparence. Ni éclats, ni drames, ni "élément déclencheur". Il s’agit pourtant d’un moment où tout peut basculer chez les êtres, où les fêlures se révèlent, se creusent, mais sans que les personnages eux-mêmes en prennent jamais réellement conscience.
Le travail d’écriture s’est concentré ici sur le "ne pas dire" ou plutôt le "ne pas faire dire" aux personnages, afin de les maintenir dans l’inconscience de leur propre faille. (...)
L’écriture s’est dessinée sur ce fil : rendre perceptibles pour le spectateur ces choses ténues, indicibles. Confectionner, point après point, une dentelle très fragile qu’un rien peut déchirer.
La deuxième partie de la pièce, qui traite de la rencontre entre la femme et l’autre femme (la photographe), se construit de la même manière, même si, dans leurs rapports, les choses ne sont pas immobilisées, leur rencontre impliquant, par les bouleversements qu’elle induit, un mouvement continu.
Il n’y a pas de résolution finale, pas de retrouvailles émouvantes entre l’homme et la femme, pas, pour l’autre femme, de réponses définitives sur sa vie ou sur son métier. A peine une porte qui s’est ré-ouverte, leur permettant d’arrêter de tourner en rond respectivement dans leur vide relatif pour se remettre doucement à avancer.
« COUP DE COEUR de Pariscope
« L’écriture de Carole Thibaut étroitement liée à sa mise en scène est d’une grande beauté, en clair-obscur. (...) (c’est) une petite musique sachant jouer des silences, des non-dits, sachant faire entendre la poésie qui se cache derrière la banalité des choses de la vie. L’interprétation d’Isabelle Andréani, Jacques Descorde, Sophie Daull est d’une belle précision. C’est admirable. »
« La qualité de la mise en scène, la finesse et la précision de la scénographie et de la lumière, le jeu juste et sensible des comédiens : Isabelle Andréani, Jacques Descorde et Sophie Daull, restituent avec bonheur la qualité et les enjeux d’une si belle écriture. »
« C’est dur, la tendresse... Une belle pièce de carole Thibaut sur les malentendus de l’amour. Tantôt ironique, sur l’image de la femme aujourd’hui, tantôt douloureuse, quand elle parle de l’enfance, Carole Thibaut est l’une des voix les plus brûlantes du jeune théâtre (...) La mise en scène de Carole Thibaut a la finesse mi-douce et mi-cruelle du texte. Isabelle Andréani, Sophie Daull et Jacques Decorde sont les interprètes parfaits de ce beau moment où premiers plans et arrière-plans ont la même force. »

>Saison 2009-2010 / Création
Représentations le 27 mars au centre culturel Boris Vian (Les Ulis) , du 2 au 24 avril 2010 à L’étoile du nord (Paris), Le 9 avril à l’Espace Germinal (Fosses) , et représentations hors les murs dans le cadre du projet Ailleurs le 7 mai au lycée Baudelaire (Fosses) et le 11 mai à la Maison de quartier Camille Claudel (Villiers-le-Bel)
>Saisons 2007-2008-2009
lectures à Confluences, au Théâtre de l’Est Parisien, à Théâtre ouvert, aux Journées des Auteurs de Lyon, au Festival Textes en l’air