
>Eté
pièce de Carole Thibaut / texte intégral
Un jeune couple passe, comme chaque année, l’été dans un petit village de bord de mer. Ils viennent d’avoir un bébé. Cette période de vacance(s) laisse sourdre leur désarroi. La femme est angoissée à l’idée de ne pas remplir comme il se doit son nouveau rôle de mère. L’homme tente de la rassurer en vain. Ils redoublent d’attentions et de gentillesse l’un pour l’autre. Deux marionnettes un peu désarticulées qui oscilleraient dans le vide… Un jour, l’homme est rappelé à la ville pour son travail. Il part, promettant qu’il sera vite de retour. La femme reste seule avec la petite, au bord de la mer. Elle fait la connaissance d’une autre femme, photographe plus âgée qu’elle. Un lien ténu, maladroit, va se tisser entre ces deux femmes que rien ne rassemble apparemment.
>Les Eroïques
pièce de Carole Thibaut / texte intégral
>Faut-il laisser les vieux pères manger seuls aux comptoirs des bars
pièce de Carole Thibaut / texte intégral
Un père arrive un jour chez sa fille. Le père est âgé. La fille a plus d’une quarantaine d’années. Ils ne se sont pas vus depuis la mort de la mère, dix ans auparavant. Le père apprend à la fille qu’il est atteint d’une maladie, et lui dit qu’il est venu chez elle pour lui demander de l’aider à en finir, ne trouvant pas le courage de mettre fin lui-même à ses jours. Au cours de la nuit, ils vont ainsi régler leurs comptes d’amour et de haine, jusqu’à ce que, au petit matin, chacun prenne la décision qui modifiera le cours de sa vie.
Istoires - (H)istoire(s) de(s) filles suivi de A 40 ans j’ai escaladé la montagne . Autour de l’histoire intime et collective des femmes, des textes, témoignages, paroles, matériaux scéniques recueillis, à travers différnets ateliers menés par la Compagnie Sambre depuis 2003, puis réunis et mis en forme par Carole Thibaut.
>Avec le couteau le pain
pièce de Carole Thibaut / texte intégral
C’est l’histoire de la gamine, subissant le pouvoir arbitraire du père et la passivité de la mère, confrontée à une violence familiale érigée en système de valeurs. Elle se réfugie dans la religion où elle trouve la justification mystique de ses « souffrances ». Dans cet univers clos va arriver un beau jour Norbert, fils d’un « très bon ami » du père, Norbert, le fort en maths, gendre idéal. Il va peu à peu reproduire le même rapport de violence et d’oppression envers elle. La gamine va tenter de se dégager de cet univers en s’inventant une identité qui lui avait été refusée jusque là.
>Immortelle exception
pièce de Carole Thibaut / texte intégral
De Bobby Ewing comme idéal de l’être nain : au gré d’une démonstration aussi valide que fausse on démontrera ici que tout le malheur de "l’être nain" vient de son obstination à croire en son immortelle exception, envers et contre toutes les preuves de sa nature mortelle... plus une série de digressions en notes pour conférence : l’amour, le démos-cratos, l’immortalité, les grands crevages, Sarkozy, le pape, les sans-papiers, le bottox, la procréation, Dieu, les parasites des inutiles aux fesses écartées ceux-là qu’on nomme artistes.
>Pour en finir avec l’art sacré
article de Carole Thibaut pour l’ouvrage collectif "Arts vivants en France : trop de compagnies ?" coordonné par Philippe Henry