
2008-2010 "Dans Fantaisies, sa dernière création, Carole Thibaut donne, dans un spectacle cruel et sain, à dévorer toutes les représentations phagocytant le féminin (...) Au fil d’instantanés impudiques et cruels, Carole Thibaut s’approchera au plus près de ce qui sonne faux, se disloque, éclate, hurle entre la femme et les injonctions, même tacites, qui s’abattent sur elle."
"Dans sa dernière création "Fantaisies ", Carole Thibaut frappe fort. Fort par son écriture et par le dynamisme de son jeu. (...) Elle interroge et malmène, non sans humour, l’idéal féminin. Devient inquiétant, ce qui dans un premier abord peut prêter à sourire, lorsque qu’elle pointe l’écart sournois entre l’idéal et l’idéologie. De la chasse aux poils de la femme idéale, à ceux de la barbe de l’ayatollah dont s’affuble la comédienne dans un moment d’une grande intensité, Carole Thibault réussit à nous faire entendre et voir que les lois perverses de la soumission s’inscrivent aussi dans la banalité du quotidien."
"Carole Thibaut signe avec ce spectacle mieux qu’un manifeste : la preuve éclatante de l’assurance de son talent de dramaturge et de comédienne et l’indice que l’humanité a tout à gagner à interroger ses évidences."
« Carole Thibaut, excellente comédienne, ose toutes les métamorphoses et les imprécations réflexives avec un radicalisme absolu qui, même s’il est empreint de distanciation et d’humour, ne manque pas d’interpeller. Longtemps après résonne encore sa voix samplée qui répète à l’infini et en écho « Je suis la femme idéale » ».
« Un texte ciselé, une interprétation maîtrisée, des scènes jubilatoires. Finalement on l’a trouvée la femme idéale, elle s’appelle Carole Thibaut qui dans un grand jet de colère, de réflexion et d’humour signe le texte, la mise en scène et l’interprétation. (...) C’est drôle et flippant à la fois, et c’est là où se place le talent de Carole Thibaut. (...) Une pièce engagée, inspirée. »
« Interrogations et analyses audacieuses sotn lancées sur les représentations de la femme idéale et sur le féminin en général »
« Carole Thibaut est à l’aise au rayon femmes (...) Quelques fantaisies plus tard, tel un fantasme qu’on regrette d’avoir réalisé, l’idéal féminin a pris un bon coup sur le nez. Culotté ! »
« Carole Thibaut joue à la perfection de cette proximité tout à la fois dérangeante et complice avec le public. (...) On retiendra une belle amplitude dans les émotions et une présence totalement magnétique de la comédienne. (...) Malgré l’âpreté du sujet, elle évite soigneusement les pièges de la pièce à thèse et nous livre une création à la fois légère et fascinante. »
"… Culot, oui. Carole Thibaut n’a pas peur. Elle ose. Elle essaye. Et, surtout, elle cherche. Et quelles que soient les limites de Fantaisies, cet « esprit d’aventure » en fait l’un des spectacles les plus audacieux que j’ai vus depuis un moment [...] Avec délicatesse, humour, violence, patience, Carole Thibault tisse une toile de sens, foisonnante mais pourtant cohérente."
2007-2009
"Carole Thibaut, aussi metteure en scène, a eu la judicieuse idée d’emprunter à l’esthétique du cinéma expressionniste allemand pour nous tendre des visions, effarées et nimbées de burlesque, à hauteur d’enfant. Visions trempées dans les eaux de la mémoire, du fantasme, de la peur, du conte enfin. Une distance parvenant à pointer précisément la violence… Laquelle s’articule et se déploie sur une table elle aussi démesurément grande. Redoutable. Une espèce d’autel du sacrifice. Table incontournable, où il faut rituellement se réunir, manger et se faire dévorer par la réprobation, le sarcasme. Bureau du père, aussi, intraitable sur les mathématiques. Lit, bientôt, du sadique Norbert… Et enfin table de sombres noces. Une trappe permet des échappées. Un sans-faute, vraiment, que ce Avec le couteau le pain : ce pain, la gamine voulait le rompre, comme dans la bible, mais le père ordonne le couteau. Sans que l’on en sache l’explication, ce titre laissait déjà dans son sillage une certaine terreur. Un sans-faute, vraiment, que ce "Avec le couteau le pain."
"La mise en scène de l’auteur est rigoureuse avec une suggestive séquence d’ombres chinoises sur l’amour des parents, puis sur une sorte de grande table massive avec l’apparition des trois personnages principaux selon un rythme soutenu jusqu’à la terrible scène du mariage forcé avec la gamine comme une poupée à tête ballottante sans réaction avant de se saisir du couteau exigé par Norbert pour lui trancher la tête et enfin se libérer. Le rideau du fond suggère les fantasmes sexuels des parents ou les rêves ingénus de la jeune fille. Une pièce coup de poing dont les acteurs sont excellents. (J.P.)"
"L’écriture de Carole Thibaut est concise. Elle fait transparaître avec une efficacité redoutable ce qui se vit au-delà des mots."
"Cette pièce remarquable de Carole Thibaut, rapporte une histoire vue à travers le regard de la gamine. Elle offre un point de vue déformé, une vision cathartique voire burlesque d’une situation grave dont la nécessaire mise à distance se justifie dans le regard fantasmé de l’enfance"
2008-2009
"la Genre humaine examine et questionne la représentation du féminin aujourd’hui. Il fallait bien cela, une réforme fulgurante de la grammaire, pour marquer l’événement et les esprits habitués aux renoncements dramatiques, ou juste ordinaires, des femmes."
"Un festival d’un genre nouveau,
Les femmes ont la parole et la création est leur moyen d’expression… Les Confluences accueillent les rencontres de La /Genre Humain/e jusqu’au 30 mai. Théâtre, lectures, projections, rencontres, cabarets se mêlent harmonieusement dans un engagement artistique commun.
[...] La fondatrice de la compagnie Sambre travaille depuis longtemps sur la thématique des femmes. Le sujet méritait bien un festival. Une première édition enthousiaste qui montre la femme sous toutes ses facettes. Femmes engagées, fragiles, rêveuses ou rêvées, La /Genre Humain/e laisse le champ libre aux expériences artistiques les plus diverses."
2007-2008
Faut-il laisser les vieux pères …
"… Carole Thibaut, écrivaine engagée au TEP et metteuse en scène, ose s’attaquer à des sujets difficiles : l’enfance maltraitée, les noeuds douloureux de la filiation, l’euthanasie ou les relations de couple […] Cette pièce de haute tension touche le coeur d’un tragique contemporain."
2006-2007
"Iconoclaste, grossier, politiquement incorrect, railleur, persifleur : Llamas dénonce les impostures existentielles et Carole Thibaut en orchestre l’éructation en un show salvateur et détonant."2004-2005
"Aucun documentaire, aucun reportage, aucune enquête à ce jour ne nous ont, comme ce spectacle, dit la réalité du monde où nous vivons, à quelques petites heures d’avion du Théâtre de l’Opprimé. Cette pénurie des médias est d’autant plus criante que Carole Thibaut, dans sa mise en scène, rigoureuse et intense, a mêlé théâtre et vidéo. La scène donne vie à l’écran et l’écran du recul à la scène. Spectateurs, on est dans un no man’s land où ne règne plus que la fantastique lucidité de Daniel Keene."
"… Sur le plateau, Carole Thibaut montre la haine, la férocité, un écran diffuse les images d’un quotidien rudimentaire. Les interprètes engagés dans l’aventure donnent une réalité à ces témoins de l’horreur. Maryline Even est impressionnante de force."
"Une tragédie contemporaine écrite par Daniel Keene et mise en scène par Carole Thibaut où s’entrecroisent réalisme et poésie, où se répondent travail sur scène et images vidéo."
"… Deux équipes distinctes de comédiens se partagent ces deux univers (la scène et la vidéo). Elle est sûrement là la grande beauté de ce travail, dans la variété des propositions que font les acteurs, aiguillés par une mise en scène qui refuse le propos à sens unique. Parce que tu es des miens."
"La très bonne idée de la metteur en scène est de scinder l’enfer en deux, en confiant l’angoisse des futures victimes à la caméra et en réservant le plateau aux trépassés. La mise en parallèle de ces deux niveaux, où la direction d’acteurs est pareillement impeccable, produit un effet intéressant et dramatiquement très efficace. (…) Carole Thibaut est économe dans la démonstration de l’horreur et seuls les mots, portés par des comédiens à la force, à la précision, à la pudeur et à la justesse incroyables, permettent d’exprimer l’inimaginable. (…) Hommage à l’humain qui demeure sous son masque d’épouvante, Puisque tu es des miens apparaît comme la suite indispensable de Si c’est un homme."
2003-2005
"… Le choc est frontal. Sous nos yeux, un homme et une femme se jettent des mots comme ils se lancent des coups. Leurs propos nous attaquent de plein fouet. De véritables couperets, des textes forts, à l’écriture contemporaine, acérée, tranchante, qui nous submergent littéralement…"
"… Chaque texte a une identité et une forme. Mais un objet apparaît dans tous. Il s’agit d’un couteau, qui voyage ainsi d’un univers à l’autre. Une lame qui menace et peut même trancher…"
"… Installation bi-frontale d’une salle voyeuriste, organisation bifocale de l’espace scénique : les comédiens avancent et reculent au gré des parades, des ravissements et des affrontements, sur le rectangle confiné du ring amoureux. Mais au fur et à mesure, et parce que le jeu évite les pièges de l’ostentation, la distance entre la salle et la scène se réduit jusqu’à l’empathie : le public, projeté au cœur de l’intime, est aspiré par les drames auxquels il a l’impression de participer dans sa chair (…) Pour jouer la violence sans écœurer ni agacer, pour montrer la subtile angoisse cachée derrière tout échec du rapport à l’autre, il faut des comédiens sensibles et rigoureux. Tel est le cas de Carole Thibaut et de Jean-Charles Chagachbanian, jamais vulgaires dans la bassesse, toujours mesurés dans l’excès, sachant conserver la distance qui sied à l’évocation des sévices conjugaux et de l’indécence scandaleuse des cœurs errants. Evidemment complices, sachant éviter le pathos et la facilité larmoyante, les deux acteurs proposent une virée émétique dans l’univers sans issue de la haine ordinaire et de son mécanisme destructeur. Un spectacle bouillonnant et précis, ne pactisant pas avec ce qu’il dénonce et provoquant crainte et tremblements : comme toujours lorsque la tragédie est réussie !"
"… Dispositif d’une efficacité redoutable : on prend ces textes en plein visage, on n’en sort pas indemne."
2003-2004
Six hommes grimpent sur la colline
"… Sacré texte qu ’a écrit là Gilles Granouillet … Quel bonheur ce spectacle ! Du genre à donner des frissons, quand le vent n’a plus rien à voir là-dedans."
"… Avec 6 hommes grimpent sur la colline, la qualité sera une nouvelle fois au rendez vous… Voici un moment artistique qui mérite le détour."
"… Une pièce légère et drôle, sans aucun doute ; mais également une pièce tout en nuance où l’émotion gagne pas à pas… Ce vendredi soir, l’humour et les sentiments se conjuguent à merveille. On regarde tour à tour ces cinq hommes, ces cinq amis avec un œil amusé, puis avec le cœur serré, quand un à un ils redescendent de la colline."
2001-2003
"… Je ne serais pas surpris que Claude sadut, auteur du roman "Thérèse ou la soumission" paru en 1963, le réedite sous le titre "Les jeux de l’orgueil". "L’envers des sens" est dans le droit fil de la grande littérature érotique classique, adapté pour la scène et interprété par Carole Thibaut. Ce récit épistolaire est le spectacle paradoxal et fascinant d’une déchéance maitrisée. Vous avez jusqu’au 30 mars pour voir cette rareté au Bouffon Théâtre."
"… Carole Thibaut, seule sur scène, nous fait vivre avec émotion, le déclin du fantasme de soumission d’une bourgeoise libertine trop fragile pour quitter son rôle avant que l’imaginaire ne se change lentement en enfer."
"… Les voix, les lumières, le corps. A travers ces 3 éléments primaires, Carole Thibaut compose un chemin vers la chute. C’est la gamme de voix qui est saisissante. Chaque séance, assez bien découpée par l’adaptation, présente un éclairage, une voix, une posture : de chaque séquence s’élance une parole devenue plastique…"
"… Malgré un thème qui pourrait être glissant, l’actrice Carole Thibaut évite tous les écueils et évolue sur le fil du rasoir d’une mise en scène signée Jacques Descorde qui ne peut tolérer aucun faux pas… Un parcours vertigineux où le spectateur entre désir de prendre part au festin de cette décadence et volonté d’arracher la belle à sa fin tragique devient malgré lui l’objet de la soumission de Marie. Première victime de cette terrible histoire, le public passif et voyeur demeure , comme impuissant à changer l’inéluctable destin. Et c’est là que se trouve la réussite.
"… Un texte sulfureux, servi par une grande actrice… à découvrir d’urgence."
2000-2002
"… Cette superbe adaptation des dernières années de la vie du peintre met en scène un artiste plus émouvant que jamais d’où perlent l’angoisse de vivre et l’incompréhension du public vis-à-vis de Vincent Van Gogh jusqu’aux derniers jours de son existence."
"… Un trésor épistolaire qui fait de cette figure presque déshumanisée, parce qu’elle à été cristallisée dans l’histoire universelle, un être tangible et fragile fait de chair et de sang, d’émotions aussi. En s’appuyant sur ces écrits, la compagnie Sambre révèle cet aspect précieux mais méconnu du maître. Occasion unique de partir à la découverte d’une entité, à l’image figée et définie par ses actes, pour mieux la saisir à travers son intimité…Identité et humanité mise à nue, c’est ainsi que Van Gogh nous apparaît sur cette scène de théâtre."
"… Pour la première fois, il nous est permis d’aborder la vie et l’œuvre de Vincent Van Gogh, cet artiste génial, avec sensibilité, intelligence et sans jamais tomber dans les clichés déjà cent fois répétés. En somme, une adptation et une interprétation brillante."
1995-1997
"… Pur bijoux dédié à l’esprit, à la beauté, et à la naissance de l’amour, ce Caprice tourne autour de la femme en particulier, avec une critique précise et pointue de la société aristocratique de l’époque. (…) La prose ailée d’Alfred de Musset est merveilleusement interprétée par une jeune troupe de comédiens rayonnants. Diablement épris de leur rôle, ils apparaissent exceptionnels de vérité. (…) La mise en scène de Rodolphe Sand est moderne, très vive, et la beauté des décors et des costumes donne à l’ensemble une note de romantisme pour un spectacle très distrayant. Beaucoup d’émotions et de rires font de cette heure un peu magique un caprice à s’offrir !"
"… Dans cette pièce, le comte est un peu à l’image de Musset. Il aime sa femme, mais est un séducteur atavique. Le rôle capital de Madame de Léry, féministe avant l’heure est joué par une Carole Thibaut puncheuse à souhait, alors que Marie Ravel est une Mathilde d’un romantisme fiévreux."
"… Servie par une troupe de talent et de référence, cette pièce marque la rentrée théâtrale. A CONTEMPLER !"
"… Texte, costumes, décors, comédiens, rien ne manque pour faire de ce spectacle un délicieux caprice."